Jose luis De la Granja Sanz : sa définition des batzoki

Publié le par JELTZALE BAT

Dans son ouvrage (en castillan) intitulé : el nacionalismo vasco, un siglo de historia", l'universitaire Jose Luis de la Granja Sanz identifie les batzokis comme un des piliers de "l'encadrement spirituel de la communauté nationaliste basque".

Sabin Etxea (avant/aujourd'hui)

Voici ce qu'il en dit (étant entendu que son analyse porte sur la première moitié du XXème siècle) :

Les batzokis, espaces de sociabilité... De même que les "maisons du peuple" socialistes et les "cercles traditionnalistes" (mouvement catholique de la fin du XIXè), les batzokis (appelés également centres basques ou euzko etxeas) apparaissent comme la manifestation privilégiée de la sociabilité basque. Ce sont les centres sociaux et les lieux de réunion caractéritiques du PNV tout au long de son histoire. Précisément, un an avant de fonder un parti, Sabino Arana créa le premier d'entre eux : l'Euzkeldun Batzokija à Bilbao (1894). Il eut une courte existence puisqu'il fut fermé par les autorités gouvernementales l'année suivante. Depuis lors, ils ont proloféré sur tout le territoire basque, sauf pendant les périodes de dictature. Sous la République, leur modèle était Sabin Etxia, nommé ainsi dans la mesure où il était situé dans la maison natale de SAbino, siège de la direction nationale du PNV, à l'époque et aujourd'hui encore.

Comme les centres carlistes sous la Restauration, les batzokis ont rempli trois fonctions principales : politique et de propagande, d'instruction et de loisirs. En premier lieu, ils ont servi pour l'expansion des idées nationalistes et sont devenus - selon les mots de Jesus Maria Leizaola (nb. ancien président basque dans les années d'exil) - "les gardiens de l'esprit de Sabino", dont le portrait préside en général les salles de réunion...

A suivre...

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Publié dans batzokia

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